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Cascade

Une nuque, une natte, reflets cuir
Deux lignes
Une femme, sur sa peau, étincelle
Deux fils
Une amarre, port royal, vague nue
Deux temps
Une attache, vers le bas, ondoyante
Deux tresses
Une danse, enlacée, envoûtante
Deux mondes
Une chute, vers les reins, couleur craie
Deux lunes
Un regard pour jauger, détailler, imager
Deux flammes
Une effluve, délicate, entêtante
Deux pas
Une bataille, nul perdant, corps à corps
Deux ondes
Une extase, apaisante, délivrance
Deux êtres
 
Un homme, une femme, éternel recommencement
 
Deux aimants, deux chemins, deux amants, deux rêves, deux inconnus, deux univers, deux secrets, de multiples possibles.
 
Une nuque délicate, cascade cuivrée de mille feux, un ailleurs à conter.


thegreatbighorse

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L'intime et les jeunes femmes

Peut-être l'avez vous déjà vu chez Dita, pour dire vrai, je me dis que les quelques qui lisent mes quelque mots doivent nécessairement lire ceux de Dita. Notre salon de thé est parfois partagé. Pour dire vrai aussi, je ne sais pas même à qui je m'adresse. Une vingtaine de passant, quelques têtes connues sans doute, mais qui d'autre ? Une question qui n'appelle pas de réponse. STOP !! j'arrête de digresser, je gâche tout.

Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


Un monde en soi

Chaque chose était vivante. Chaque chose était mémoire. Chaque objet était une part d'elle. Chaque objet était elle. Elle était ces objets. Ils étaient elle, sa propriété, son domaine, son monde à elle. Disposer des choses était une nécessité absolue de sa vie. Les faire siens c'était maîtriser un monde, un univers qui lui était propre, univers secret, inconnu, inabordable pour quiconque n'aurait pas été dans sa peau ou dans sa tête. Qui saurait déchiffrer le sens que prenait pour elle cette large tête sculptée qui trônait fièrement à proximité de son lit ? Travaillée dans un bois de noyer aux teintes ambrées, cette crinière sauvage prenait à ses yeux l'écho d'une chevelure de femme s'ouvrant partiellement sur le front équidé d'un animal aux naseaux puissants et au regard fier, un regard porteur de mythes aux chevauchées et aux combats fantastiques. Qui pouvait comprendre que l'anthracite et le gris de lave des tapis épais qui gisaient en rectangles sé…

La nuit rêve à l'aube

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Au lit
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Leur nuit
Ils sondent l’intérieur le vrai bonheur De l’étreinte les mains chaudes Mangue charnue Les coeurs vibrent à l’aube Il est temps de sombrer dans nos rêves
A l’aube