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Christine 4 : Débauche

J’ai mon scénario en tête, je n’ai plus qu’à suivre ce que me dicte mon nouveau personnage. Ma prise est assurée. Deuxième attaque, cette fois verbale « Je peux savoir où tu vas ? » Je crois qu’elle ne sait plus trop sur quel pied danser, elle se met à bafouiller légèrement, elle sent qu’elle est en position de faiblesse, je viens d’allumer la mêche, elle sait qu’elle ne peut que s’enflammer, il n’y a rien à faire, pas de lutte, ni d’issue. Ce n’est pas tant le rôle que je joue qui la condamne, non, c’est ce qui brûle en elle, elle et personne d’autre. Elle me répond toutefois, « nous serons plus tranquille dans la remise, pourquoi… tu ne veux pas ? », une voix hésitante à l’opposé de cette voix chaude qui avait accompagné son invite. Elle renonce au contrôle, sa voix me rappelle celle d’une petite fille, étonnant pour une femme de plus de 20 ans mon aînée. Cette pensée me plaît plus qu’aucune autre. « Mais tu crois quoi ? tu crois que je vais te sauter ? Là ? Comme ça ? Sur le pouce ? Simplement parce que Madame le désire ! » A peine fini mon reproche qu’elle me répond un « oui, pardon Raphaël, vous avez raison ». Je suis assez surpris par la facilité avec laquelle Christine endosse ce costume face à moi qui ne suis qu’un quasi inconnu, elle me vouvoie et par là même m’incite à fouler tous mes tabous.

J’essaie toutefois de cacher mon étonnement au mieux. Je dois poursuivre pour ne pas rompre ce qui me semble relever d’un enchantement tout à fait aléatoire, elle se donne, je dois donner le change. Je relâche ma prise, nos deux corps restent en contact, elle se redresse les yeux dans le vague, prête à aller jusqu’au bout. « Je veux que tu ailles te mettre derrière ton comptoir de paiement de façon à regarder vers la vitrine chacun des passants qui traverse la rue, tu remonteras ta robe sur tes cuisses de chienne » j’ai hésité à prononcer ce mot, il me semble déplacé, cela ne me ressemble pas, pourtant elle ne paraît pas choquée. Je dois m’en assurer, file directement à son entrejambe en passant par la ceinture élastique de sa jupe de lin. Rien, aucun sous-vêtement, pas de poil, une peau douce qui appelle les caresses, presque attendrissante, deux anneaux magnétiques, mes doigts touchent enfin leur cible, un marais inespéré. Je ne peux plus douter de sa réaction, non aucun doute… beaucoup trop invitant pour ne pas s’y attarder… Christine s’accroche à mes épaules pour ne pas vaciller sous une onde de plaisir qui la fait chanceler, non sans mal elle articule « arrête, pas ici… »

« Ne t’inquiètes pas, personne ne peut te voir, je te cache en partie et nous sommes derrière tes présentoirs, et puis tu n’as pas vraiment le choix, n’est ce pas ? » « ouiiii, vous avez raison » « Allez va te préparer, vilaine petite chatte ». Je la regarde se déplacer, contemplatif, serein. Elle ne correspond pas aux canons de beauté, pourtant elle est sublime, femme, oui femme, purement femme. Elle est belle ainsi soumise et résignée, prête à tout pour vivre ne serait ce qu’une petite once de plaisir. J’ai l’impression que son pas est lent, elle arrive derrière le comptoir, me lance un regard, comme une bouée pour un dernier sauvetage. Mais je la laisse naufragée, ses yeux glissent sur mon visage, j’ai envie de lui offrir un sourire réconfortant, de la prendre dans mes bras, de l’aimer tendrement comme chacune des femmes que j’ai connues. Elle ne sait pas à quel point je suis ému, là en cet instant magnifique, mon personnage est sur le point de quitter la scène avant le lever de rideau. Ses yeux se baissent vers le sol, elle se met en position, docilement, relève sa jupe, lentement, subtil effeuillage, me dévoile un cul bien large, un appel à toutes les orgies romaines ou grecques, orgies de tous pays, deux globes opulents, charnels, grivois. Elle pose une main sur le comptoir, puis la seconde, et enfin oriente son regard en direction de la vitrine. J’attends, je la laisse cogiter un peu sur la suite des évènements, qu’elle laisse aller son imagination fertile dans les directions que prendront ses pensées coquines. Je n’ai que quelques pas à faire, mais cela me semble une distance sans fin, enfin je suis là à ses côtés, mes mains parcourent la surface de ce cul fertile, je vais le cultiver, le caresser, le choyer, je n’oublies pas son antre, chaud, inondé, mes caresses remontent à la recherche de son clitoris, petit, presque insignifiant au toucher, pourtant paradoxalement réactif. Je reviens vers la face nord, mes doigts sont souillés, un parfum d’épice envahit ma sphère, odeur de souk, musc, ambre, cumin… je prends à pleine main son cul de débauche, « écarte les jambes ! soit une vraie pute ! » « oui, je suis une vraie pute ».

Il n’en faut pas plus pour me déconnecter de la réalité, ma main s’abat promptement sur son cul, elle sursaute, se cambre d’avantage, appelle la fessée de tout son corps, je recommence, naturellement, instinctivement, première fois pourtant, j’aime ce son, CLACK, j’aime voir ses chairs onduler à chaque impact, CLACK. Trop facile, trop simple, je lui demande de faire quelques efforts d’imagination, je lui demande de me décrire les hommes et les femmes qui passent devant la vitrine, de m’inventer leur sexualité, nous partons dans un délire complet, elle se lache, les mots sortent en flux ininterrompus, elle me raconte des anecdotes toutes plus vicieuses les unes que les autres, je mets un point d’honneur à les ponctuer à chaque fois par une fessée qui fait monter la chaleur d’un cran. Nous délirons, le rythme de la punition est devenu presque ininterrompu, je décide de ne plus lui laisser de repos, mes deux mains sont en action, l’une sur chaque face, sur chaque mont. Elle, s’agrippant au comptoir, essayant en vain de préserver un visage neutre pour les amateurs de lèche vitrine. Quelques badots regardent la devanture, sans la voir semble t il. Dernier coup, dernière caresse, je vois son corps se crisper, sa peau décorée de frissons, son cul rougeoyant, son visage empourpré, ses mâchoires se crispent, et enfin en un râle magnifique son corps perds tout son maintien, elle s’accoude désormais, sa jouissance m’a surpris, elle me ramène à la réalité…

Ici dans cette chambre d’hôtel où la nuit devient longue… bien trop longue… je me lève décide d’aller prendre une douche pour me détendre un peu, trouver un peu de sommeil. Mais mon esprit encore drogué poursuit son rêve éveillé, et si les rôles étaient inversés, si c’était elle qui devait conduire la danse. J’aimerais qu’elle prépare mon cul de sa langue experte… oui… je l’entends… plus chienne que jamais « je vais m’occuper de toi mon chaton », glisse un doigt là où personne d’autre n’en a glissé… je suis dans la salle de bain... seul... cette fois c’est à moi de jouir.

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