Accéder au contenu principal

Tango

Elle :

Mes pensées licencieuses sont multiples...
Je m'imagine vous affolant,
vous,
poignets liés dans le dos,
moi,
me déshabillant lentement,
vous offrant mes seins dans une corbeille de satin,
une guêpière aux jarretelles glissant le long de mes cuisses...
Je garde encore ce string qui vous cache mon intimité...
je vous frôle,
vous tendez la bouche... 
je m'assieds sur vous
vous me suppliez de vous détacher,
Vos mains sont avides de moi...


Lui:

Je vous suis soumis, je m'offre à vous, pleinement conscient.
Asseyez vous sur moi où il vous plaira, pourvu que vous me laissiez le temps de vous délivrer.
Etouffez moi de votre chatte humide, pourvu que je puisse vous offrir mes caresses.
Arrosez mon corps de vos liquides impudiques, pourvu que je puisse vous tenir la main.

Cavalier dompté je me laisse guider.

Vous m'avez libéré,
dans un bruit étouffé de papier froissé,
de chair dépliée, une caresse comme un voile
je vous lèche, trop longtemps sevré,
quel plaisir, cela pourrait durer des heures,
mes mains se posent sur vos hanches,
soulèvent votre cul,
j'y glisse ma langue, très indiscret, très...

Cavaliers enlacés, attachés, rivés, luna y sol

mes mains cette fois se posent sur votre ventre,
l'une sur votre petite perle de nacre,
l'autre se faufilant à l'orée de vos seins

Volte face, autre rythme, autre tango, otras cosas...
je veux vous entendre gémir, vous gémissez,
je me fait dur, vous fondez,
je veux vous regarder debout, les jambes écartées,
vos seins allongés dans les papiers épars,
votre cul me fait face, et je vous caresse,
et vous murmurez mon prénom,
je vous demande d'écarter les jambes encore un peu plus,
de lever votre cul pour faire lever ma queue,
et vous vous exécutez...

Tango des sens affolés, danse des mots esquissés,
Tantôt guide, tantôt guidé, tango endiablé.
Des baisers argentins, tangueros passionés.
Solo quiero besarte apasionadamente.

1481062444_1f39be4d5c_o

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'intime et les jeunes femmes

Peut-être l'avez vous déjà vu chez Dita, pour dire vrai, je me dis que les quelques qui lisent mes quelque mots doivent nécessairement lire ceux de Dita. Notre salon de thé est parfois partagé. Pour dire vrai aussi, je ne sais pas même à qui je m'adresse. Une vingtaine de passant, quelques têtes connues sans doute, mais qui d'autre ? Une question qui n'appelle pas de réponse. STOP !! j'arrête de digresser, je gâche tout.

Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


Les silences coupables

Parfois, je me demande ce que je fais ici. Parfois, j'ai envie de pleurer. Un peu comme là, maintenant. Je pleure aussi. Mais pas maintenant. Je me suis sans doute trop mis en danger en choisissant ce job qui me fait perdre nombre de repères. Plus tard, et parfois aussi déjà, je me dirai, c'est bien tu as beaucoup appris. Je le dirai en étant intimement convaincu. Parce qu'on oublie vite. Je viens de lire quelques extraits de vie d'une femme masochiste. Elle raconte ce qu'elle a pu vivre et ressentir en peignant ses mots d'une belle tendresse. Oui, masochisme et tendresse. Cela me parle sans que je ne sache vraiment pourquoi, peut être pour les moments réellement partagés avec des personnes qui croisent notre chemin, s'y attardant ou pas.

Il est 2h13 du matin, ici. J'ai bien dormi jusqu'à minuit 45. Ensuite les pensées travail m'ont assiégées, cette tension dont je n'arrive pas suffisamment à me départir. Le ventre tendu, la boule au ventre …

Revoir les orties

Il n'y a pas d'orties ici. Pourtant, je les cherche, parfois je crois en déceler. Mais il s'agit toujours d'une autre plante.
Je crois que cela me manque, c'est comme les bruyères et les genêts.
Leurs parfums qui irriguent le paysage, qui me rattachent à mon histoire. Ce sont des images de mon enfance.
Paysages de rocailles, de côteaux en cette vallée de l'Eyrieux dont je ne connais finalement que quelques bouts. Paysages de plateaux du Vivarais pour sa fraîcheur et ses prémices du gerbier ou du Mézenc. Ce sont des souvenirs d'un autre temps, comme les tapis de violettes sous le sous bois, en bordure de la vallée du Rhône, sur les premières pentes du massif central.
J'ai du ici, oublier. Oublier de couper un genêt pour en faire un fouet. Oublier de saisir quelques tiges drues, quelques bouquets vert. Oublier d'hésiter entre les cuisiner pour mes hôtes du soir, où les réserver pour un moment à moi. Je suis nue. Tout proche coulent les sources. Voilà p…