Accéder au contenu principal

Blanche

Blanche et pure comme la neige, tu te loves contre moi,
Je déploie mes branches, te protège.
Tes mots sur mes lèvres, des flocons cristallins me recouvrent, tu m'apaises.
Parant mes paysages imaginaires,
Un épais manteau neigeux, impénétrable, me pacifies.
Tu me détends, m'apprivoise, me déplie, me délie, je m'endors.

Saoul de mon délit, je caresse ta peau soyeuse, opale, je divague, m'égare.
Peau de crème aux reflets laiteux, illuminant mes nuits les plus sombres, guidant mes mains,
Je dépose mes pas, seul, dans ton sillage, chemin immaculé.
Tes soupirs tout contre moi, cristaux musicaux, limpides.
J'écoute ton souffle, si ténu, si fragile, à peine audible, je l'entends.
J'attends, je grave ton empreinte, brulante, je m'imprègne, sur ma peau, ton cœur.
Cette morsure disparaitra au lever du jour
, ma chaleur l'aura fait fondre, un homme neuf.
De la neige à l'eau, j'aurai trempé mes lèvres, lavé mon âme.
Source revivifiante, absolue.
Plus un son.
Ambiance cotonneuse, je me livre, enneigé, submergé.

Unis l'un à l'autre
Toi la blanche, moi le rouge

2119931471_4bdbe22a21_o

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Un monde en soi

Chaque chose était vivante. Chaque chose était mémoire. Chaque objet était une part d'elle. Chaque objet était elle. Elle était ces objets. Ils étaient elle, sa propriété, son domaine, son monde à elle. Disposer des choses était une nécessité absolue de sa vie. Les faire siens c'était maîtriser un monde, un univers qui lui était propre, univers secret, inconnu, inabordable pour quiconque n'aurait pas été dans sa peau ou dans sa tête. Qui saurait déchiffrer le sens que prenait pour elle cette large tête sculptée qui trônait fièrement à proximité de son lit ? Travaillée dans un bois de noyer aux teintes ambrées, cette crinière sauvage prenait à ses yeux l'écho d'une chevelure de femme s'ouvrant partiellement sur le front équidé d'un animal aux naseaux puissants et au regard fier, un regard porteur de mythes aux chevauchées et aux combats fantastiques. Qui pouvait comprendre que l'anthracite et le gris de lave des tapis épais qui gisaient en rectangles sé…

La nuit rêve à l'aube

Vent glacial tempête au dehors Gris neige et pluie, chacun passe Marche et vite Sâle lumière blême de l’aube Les noctambules sont restés
Au lit
Souffle chaud fondant comme de l’or Nuit rouge et carmin, charnelle masse Battements vifs Belle lueur faible crépuscule Les amants ont retrouvé
La vie
Ils sont là au dehors les bourlingueurs Du marché les mains glacées Légumes d’hiver Le nez rouge sans l’alcool Les dormeurs sont encore à rêver
Leur nuit
Ils sondent l’intérieur le vrai bonheur De l’étreinte les mains chaudes Mangue charnue Les coeurs vibrent à l’aube Il est temps de sombrer dans nos rêves
A l’aube

L'intime et les jeunes femmes

Peut-être l'avez vous déjà vu chez Dita, pour dire vrai, je me dis que les quelques qui lisent mes quelque mots doivent nécessairement lire ceux de Dita. Notre salon de thé est parfois partagé. Pour dire vrai aussi, je ne sais pas même à qui je m'adresse. Une vingtaine de passant, quelques têtes connues sans doute, mais qui d'autre ? Une question qui n'appelle pas de réponse. STOP !! j'arrête de digresser, je gâche tout.

Chut, installez-vous, laissez-vous porter :