mercredi 18 mars 2009

Saoûle-moi

Tôt ce matin. Tu ne dors pas. Je ne sais pas ce qui t’a si tôt éveillée. Le réveil est encore loin mais je n’arrive pas à dormir sans toi. Je me demande ce que tu fais. Te connaissant tu dois être devant ton ordinateur à visiter les autres, à lire leurs mots, à te plonger dans leur fantasmagorie, à vivre par procuration leurs fantasmes sobres ou délurés. L’idée me plait, effet instantané sur ma queue. J’ai envie. J’ai envie de te lécher.

Je te trouve nue sous une épaisse couverture, le visage éclairé par l’écran. Je distingue tes jambes nues bleutées par la lumière métallique de l’ordinateur. Mon regard s'égare entre tes cuisses que je devine. Tu me regarde, un air ailleurs, je distingue cette lueur habituelle. Envie. Tu as envie de baiser. Je sais que tu n'attends qu'une chose. Deux mots. Ecarte les.

Ecarte les que je puisse m'agenouiller entre tes cuisses. Le regard fiévreux. Je te regarde. Tes yeux. Puis mon regard s'incline vers ta chatte que je veux lécher. Oui c'est cette partie de toi que je veux lécher. Je dépose mes mains légèrement sur tes genoux pour te demander de les écarter encore un peu, encore un tout petit peu. Et je regarde ton sexe. Je veux voir ton sexe. Grand ouvert. Cette seule vision me satisfait et si ce n’était la fièvre qui s’empare de moi je pourrais regarder ton antre des heures durant à tenter de sonder le mystère. Ton sexe est prêt à accueillir ma langue. Je veux distinguer chacun des replis de vos chairs.

J’éclaire la petite lampe du bureau. Ce n’est pas assez. J’oriente le faisceau. J'ai envie de voir ce qu'il y a plus loin. Je veux voir. Et je veux te lécher. Je penche mon visage. Je t’offre des grands coups de langue de bas en haut. Encore. De bas en haut. Et je te regarde dans les yeux. Je t’offre un regard presque soumis. Tu glisse tes mains dans mes cheveux et m'ordonne de reprendre mon travail. Oui. Oui mon Ange. Oui Maîtresse. Et je te lèche consciencieusement. Appliqué au début. De plus en plus affamé, de plus en plus désordonné par la suite. Plus je te lèche et plus l'envie de te gouter est forte. Ce n’est pas suffisant. Je voudrais te bouffer, te déguster avec les doigts et la langue comme on mange lorsque l’on est trop gourmand. Ouvre encore tes cuisses.

Ouvre ta chatte, laisse-moi festoyer à ma guise. Et je continue sans fin. Inexorablement. Tu te branles de ma langue, contre mon visage, contre mon nez. J'étouffe. Je te sens. Je te vis. Que c'est bon. Je te lèche, fougueux, fou, ivre de toi. Encore. Encore. Je te mange. Je te dévore. Et te lèche encore. Je ne m’y attendais pas. Je t’entends jouir. Un cri légèrement étouffé presque retenu. Je suis fier de t’avoir fait jouir. Les cheveux décoiffés, le visage mouillé, humide de ma bave, enduit de ton intimité. Encore. Je veux encore te lécher. J’ai encore faim.

Et je recommence. Je veux te boire. Je veux te boire, oui tu as bien entendu. Je veux que tu pisses sur moi alors que je te lèche. Je veux être toi. Je veux te sentir. Je veux me fondre en toi. Je veux tout connaître de toi. Tout gouter de toi. Tout vivre de toi. Je veux que tu te relâches, que tu t’oublies., que tu m'oublies. Je veux boire ton liquide doré, chaud. Je n’ai pas peur de le dire, je veux boire ta pisse. Et tu me comprends. Tu sais qu’il n’y a rien d’avilissant, rien de sale. Tu sais simplement que c’est une façon de devenir un tout. Je te veux. Ne me résiste pas. Montre-moi ta chatte, liquide, coulante, souillée. Montre moi, saoule moi et jouis encore, à nouveau.

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