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Neige ensoleillée

Demande-t-on au soleil pourquoi sa chaleur nous est bénéfique ?
Demande-t-on à la neige pourquoi son manteau nous apaise ?
Soleil masculin. Neige féminine.
Couvrez nous de vos rayons, éblouissez nous par votre manteau.
Naturels, comme un souffle d'air sur les feux naissants de l'automne.
Des enfants qui ne se quittent plus, trop heureux de rallumer les petites flammes.
Trop impatients de décrocher la lune et de toucher le soleil du bout des doigts.
Se bruler au contact de la neige et s'apaiser de la chaleur du soleil.
Se bruler des rayons du soleil et se bercer de la douceur de la neige.

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Photo : Sarah

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L'intime et les jeunes femmes

Peut-être l'avez vous déjà vu chez Dita, pour dire vrai, je me dis que les quelques qui lisent mes quelque mots doivent nécessairement lire ceux de Dita. Notre salon de thé est parfois partagé. Pour dire vrai aussi, je ne sais pas même à qui je m'adresse. Une vingtaine de passant, quelques têtes connues sans doute, mais qui d'autre ? Une question qui n'appelle pas de réponse. STOP !! j'arrête de digresser, je gâche tout.

Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


Les silences coupables

Parfois, je me demande ce que je fais ici. Parfois, j'ai envie de pleurer. Un peu comme là, maintenant. Je pleure aussi. Mais pas maintenant. Je me suis sans doute trop mis en danger en choisissant ce job qui me fait perdre nombre de repères. Plus tard, et parfois aussi déjà, je me dirai, c'est bien tu as beaucoup appris. Je le dirai en étant intimement convaincu. Parce qu'on oublie vite. Je viens de lire quelques extraits de vie d'une femme masochiste. Elle raconte ce qu'elle a pu vivre et ressentir en peignant ses mots d'une belle tendresse. Oui, masochisme et tendresse. Cela me parle sans que je ne sache vraiment pourquoi, peut être pour les moments réellement partagés avec des personnes qui croisent notre chemin, s'y attardant ou pas.

Il est 2h13 du matin, ici. J'ai bien dormi jusqu'à minuit 45. Ensuite les pensées travail m'ont assiégées, cette tension dont je n'arrive pas suffisamment à me départir. Le ventre tendu, la boule au ventre …

Revoir les orties

Il n'y a pas d'orties ici. Pourtant, je les cherche, parfois je crois en déceler. Mais il s'agit toujours d'une autre plante.
Je crois que cela me manque, c'est comme les bruyères et les genêts.
Leurs parfums qui irriguent le paysage, qui me rattachent à mon histoire. Ce sont des images de mon enfance.
Paysages de rocailles, de côteaux en cette vallée de l'Eyrieux dont je ne connais finalement que quelques bouts. Paysages de plateaux du Vivarais pour sa fraîcheur et ses prémices du gerbier ou du Mézenc. Ce sont des souvenirs d'un autre temps, comme les tapis de violettes sous le sous bois, en bordure de la vallée du Rhône, sur les premières pentes du massif central.
J'ai du ici, oublier. Oublier de couper un genêt pour en faire un fouet. Oublier de saisir quelques tiges drues, quelques bouquets vert. Oublier d'hésiter entre les cuisiner pour mes hôtes du soir, où les réserver pour un moment à moi. Je suis nue. Tout proche coulent les sources. Voilà p…