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Les battements de sa chair

Joue posée entre ses lèvres J'écoute J'écoute la respiration celle de son sexe Fermer les yeux d'un baiser deux lèvres sur ma joue Son parfum emmêlé se souvenir J'écoute ce que me dit sa fente Celle que je comblais tout à l'heure En un baiser obscène maintenant Je me laisse bercer par le souffle de son ventre Les battements de sa chair

D'après une autre histoire vraie

Certaines histoires vraies ne sont pas aussi porteuses que celle dansée dans le billet précédent. Peut-on dire à quelqu'un "Evitez de m'écrire" ? Oui, sans aucun doute, et fort heureusement. Peut-on dire à quelqu'un "Evitez de m'écrire ou même... d'écrire" ? Non ! Ecrire cela, c'est nier ce qui fait l'essence des mots que nous couchons ici ou ailleurs. Cette essence, c'est notre perception du monde, de notre monde intime, de ce qui entre en relation avec ce monde là. Cette perception et ces mots qui la traduisent valent ce qu'ils valent. Ce ne sont peut-être pas de bons mots, ou pas toujours de bons mots, pas plus pour celui qui les écrits que celui qui est susceptible de les lire. Mais après ? L'envie d'écrire et son passage à l'acte, souvent renouvelés, n'est-ce pas là une liberté ? Qui peut dire, juger et trancher ? Quelle détestable personne peut s'octroyer le droit de mort sur nos mots, ces mots qui n...

Cette chaleur

Puisque ailleurs l'on parle d'hôtel, de piscine, de femme seule et d'été, voici un texte estival écrit par le passé : La chaleur m’étouffe aujourd’hui, elle colle à mes pensées, elle se plaque sur ma peau, coule vers mon nombril, s’effondre entre mes fesses, lisse mes cuisses et lèche d’une langue large et paresseuse mes lèvres assoiffées. Quinze heures trente-trois, l’esprit en parenthèse, le sexe éveillé dans mon sommeil. L’été est un amant que je n’aime pas déloger du lit. Tangage assuré. Trente-cinq, trente-six, trente-sept, trente-huit, trente-neuf et me voilà bouillante avant même de compter jusqu’à cinquante. Combien de degrés compte l’échelle de mes obsessions ? L’esprit alourdi je tourne en boucle comme le pendule doré qui vient choquer la boule opposée, se relancer, revenir, se relancer, revenir, tout cela dans un même et unique but. J’ai besoin de sexe, je le respire, le transpire, je le regarde couler, longtemps, longuement, lentement, le recueille et ...

Bilan

Trois ans après, je suis toujours aussi timide. :) Ou peut-être un peu moins en fait.

Quai Claude Bernard

C'est dans notre appartement Lyonnais. Tout vit ici. Ici entre ces murs. Ces vieilles tapisseries. Jamais vous n'auriez imaginé n'est-ce pas ?  Qu'est-ce qu'un vieux comme moi, si ce n'est un être en passe de disparaître ? Oui, c'était il y a longtemps pour vous. Vos parents n'étaient pas même nés. Mais je suis comme vous. Je suis plus que vous. Je suis une somme de vies qu'un jour vous égalerez peut-être. Je suis la multiplication d'instants et de rencontres, de larmes et de fous rires, de dramaturgie, d'exaltation. Une somme qui apporte aussi la paix, la quiétude. Parfois j'oublie. D'autres fois comme aujourd'hui, je revis certaines de ces vies. Venez, suivez-moi. Quittez vos chaussures, je ne veux pas que vous salissiez mon parquet. Voilà, entrez. C'est ici que j'ai pris cette photo.   J'avais trente ans. De là, je vous laisse imaginer quel est mon âge. Je l'ai faite monter dans mon appartement. Elle ?...