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Articles

Affichage des articles associés au libellé Les musicales

Des musiques impudiques

 Il y a des musiques qui forment comme des parties de moi. Non pas qu'elles aient nécessairement été un décor sonore lié à des moments de vie, non pas comme ça. Mais des musiques qui me donnent l'impression qu'elles parlent de moi. Ou peut être vibrent elles seulement en moi sans parler de moi. A moins que je ne veuille seulement m'approcher de ce moi là. Allez savoir. Me voici donc au comble de l'impudeur, dans le désordre, et dans les limites de ce qui émerge ce soir : Patrick Watson - Je te laisserai des mots (https://deezer.page.link/APWRqiWbpF2zA8QL8) Ben Mazué - La liesse est lovée (https://deezer.page.link/rNgujK9qhrRgZezp6) Michael Kiwanuka - Cold little Heart (https://deezer.page.link/9ZnmtQRFVAqA99iJ9) Jean-Philippe Goude - No Hay camino, hay que caminar (https://deezer.page.link/pX8BKTjWJiuL9i9o6) René Aubry - La grande cascade (https://deezer.page.link/g2QH3mZTufZRRQUy7) The cinematic orchestra - To build a home (https://deezer.page.link/wX4RNu6wBWNhL9gN...

Une histoire vraie

Un soir d'août  L'écriture ne viendra pas ce soir. Pourtant écrire quelque chose de pas trop mal (si possible) m'aiderait sans doute à retourner au lit afin de chercher à retrouver le sommeil. Je constate que j'ai de plus en plus de difficultés à écrire des choses développées, à raconter des histoires. Ça vient parfois, mais pas si facilement que ça. Je crois que je m'enferme parfois dans un style d'écriture, ça dure un peu. Peut être jusqu'à une mue. Mais alors une mue dont je ne m'aperçois pas, ou pas tout de suite. Et ça m'embête un peu de m'enfermer dans un style d'écriture. Au début c'est bien, j'ai la sensation d'ouvrir des portes. Mais ensuite, j'ai l'impression que ce sont les mêmes motifs qui se réécrivent sans cesse sans que je ne parvienne à m'en échapper. Je force sans doute le trait. Aujourd'hui, il me faut du temps pour écrire des fictions imprégnées de vécu, encore plus pour des fictions pures. Il me...

Au dernier jour de janvier

Vous qui voulez être Écoutez soigneusement ce secret Du dernier jour de janvier Donnez vous rendez-vous Auprès de la fontaine aux loups Là où un matin brumeux de janvier Seuls les silences se découpent au couteau Et le givre qui partout se répand Comme sous vos pas s'épanche en cristaux Au bord du lac essouflé faites halte lentement Sous le rayon chaleureux du soleil d'hiver Prenez chacun une poignée de gravier sertis de terre Cassez deux branches fines à leur base Éprouvez l'air tout en songeant l'un et l'autre à un voeux Arrimés au pied du ponton il est temps Faites voler les petits cailloux Au moins dix chargés de voeux en pagaille Écoutez les bondir sur la surface glacée C'est son souffle qui vient à s'exhaucer Un pantalon et un dessous que l'on baisse Le frottement du tissu sur la peau Une chemise lâchée à terre au pied d'un manteau blanc Deux mains sur la balustrade et le regard déjà loin Deux autres et votre regard sur les hanches Trente coups...

Often a bird

Flight from the city

The offering

No more traffic lights

Myanmar Folk Song

Le Charmant Som

Sables mouvants

Un pied après l'autre hors des sables mouvants Que j'étais rassurée sous ses plages étouffantes La voix à mon oreille me murmurait la suite Et même si la suite c'était l'assaut des côtes Le sable des poumons et la fin des émeutes du sang Je savais et je me laissais prendre Oh j'aurais suivi N'importe qui N'importe qui Oh j'aurais suivi N'importe qui oh oh oh oh Qu'il a fallu de grâce pour qu'enfin je m'étire Et retrouve comme un morceau de glace oublié dans ma bouche J'ai craché j'ai trouvé L'amour trop long Et les hommes pouvaient marcher, marcher sur l'eau Je voyais transparents leurs algues et leurs boyaux Mais je voulais me donner Je voulais m'arrêter de comprendre Oh j'aurais suivi N'importe qui N'importe qui Oh j'aurais suivi N'importe qui oh oh oh oh Dis moi, quand j'écris, ça s'efface aussitôt sous les vagues Ou c...

Le partisan

Sous le Sénépi, aujourd'hui, il y avait une tombe, un peu plus haut que la dernière ferme de la route. Deux hommes Mandel et un Steiner assassinés par la barbarie nazie un 30 mai 1944. Étaient ils liés à la ferme plus bas, étaient ils au Vercors ? La tombe est sur le bord du chemin, c'est une longue route bordée d'arbre, une longue route où l'on ne distingue plus les paturages, le soleil donnait de belles percées. L'air était chaud sans être chaud, il était doux et serein. Le bourdonnement des insectes était il le même il y a 75 ans ? Quelle était la quiétude et la fraicheur de l'air ?  Mon grand père paternel avait déserté pour s'engager dans le maquis du Vercors. Je me souviens d'une photo de lui, avec le béret tombant façon chasseur alpin. Je n'ai pas connu ce grand père là, il est mort d'un cancer alors que j'avais quelques mois. Mon père ne m'a jamais rien dit de lui. Mon grand père maternel lui n'a pas fait cette guerre, ni auc...

Please

On dirait qu'ça pleut

On dirait qu’ça pleut On dirait, on dirait qu’ça pleut bien On dirait qu’ça pleut On dirait, on dirait qu’ça pleut bien Mais ça pleut quoi ? Ça pleut de la joie Ça pleut ici, ça pleut chez moi Qui l’eut cru ? Moi je le crois Elle est venue, jusqu’à mon toit… Ouais On dirait qu’ça pleut On dirait, on dirait qu’ça pleut bien On dirait qu’ça pleut On dirait, on dirait qu’ça pleut bien Mais ça pleut tant ! Tant mieux pour moi Ça pleut tellement, qu’elle me nettoie Qu’elle me remplisse ! Qu’elle me noie Tant qu’elle pisse, je la reçois… Ouais On dirait qu’ça pleut On dirait, on dirait qu’ça pleut bien On dirait qu’ça pleut On dirait, on dirait qu’ça pleut bien Parce que je pue ? Parce que j’suis sale ? Parce que je sue Parce que c’est mal Parce qu’il n’y en as plus Parce que je râle Elle est bienvenue Moi je l’avale, vale, vale, vale…. Je veux qu’elle tombe, je veux qu’elle trombe Qu’elle...

Regarde s'il pleut aux cieux

Regarde regarde l’homme garde S’il charge s’il parle S’il pleut Regarde regarde l’home phare Seule chance seule lance S’il peut Regarde regarde le chaume pare Le toit tangue le soi langue Si peu Regarde regarde la paume liane Elle change elle danse Si feu Fuit donc l’avare Ouvre celui Le lieu Luit l’onguent l’amarre Trouve le puits Le pieu Suie ronde sans fard Fourre l’étui Au mieux Bruit monde trop tard Sourde cette pluie Aux cieux

Laissez vous aller

N'ayez pas peur du bonheur Il n'existe pas Ni ci, ni ailleurs Nous allons mourir demain Ne dites plus rien Le bonheur conjugal Restera de l'artisanat local Laissez vous aller Le temps d'un baiser Hmm, je vais vous aimer Le trésor n'est pas caché Il est juste là A nos pieds, dévoilé Il nous ferait presque tomber C'est dommageable qu'on ne vive Qu'une seule fois C'est le temps d'une joie Qui s'offre comme vous à moi Laissez vous aller Le temps d'un baiser Hmm, je vais vous aimer Un peu de sel, dans la mer Ne changera rien On s'adore, on s'enterre On trouve une main et on serre N'ayez pas peur du bonheur Il n'existe pas Laissez vous aller Le temps d'un baiser Hmm, je vais vous aimer... Laissez vous aller Le temps d'un baiser Hmm, je vais vous aimer Berry, Le bonheur

Tu sais, j'espère

Tu sais, moi je rêve Etre neuve, demain Dans le vent, être sève Et veuve des chagrins Souvent, je rêve aussi D'ailleurs, ou d'autre chose Je rêve que je suis Ecorce, que mon parfum abreuve ton cœur De roses De roses Et tant pis, si je nage A contre-courant Et tant pis si je cours Trop vite souvent Si j'enrage Dans les forêts nues Où Novembre nous perd Et tant pis Tant pis si j'orage Tu sais, j'espère Je prie en secret Un messie inconnu Et j'oublie que les blés Jamais, n'en ont connu J'appelle à la rescousse L'enfance où, tout sommeille J'appelle mes soleils Je danse, pour qu'en moi Jamais ne s'émousse, la joie La joie Et tant pis, si je nage A contre-courant Et tant pis si je cours Trop vite souvent Si j'enrage Dans les forêts nues Où Novembre nous perd Et tant pis Tant pis si j'orage Tu sais, j'espère Tant pis, Raphaële Lannadère

Se pieta di me non senti

Aimez-vous ?

Aimez-vous ? Aimez-vous ? Aimez-vous ? Aimez-vous ? Aimez-vous sur terre et sur tout Aimez vous par terre et partout Dans tous les sens et par tous les trous Vois ce serpent dans son coffre C'est un serpent que je t'offre Pourvu pourvu qu'il te monte dessus Pourvu pourvu qu'il te plaise Pourvu pourvu qu'il soit dressé et tendu C'est un baiser sur la bouche C'est ta langue que j'enfourche C'est une goutte qui glisse Tout le long de tes cuisses Aimez-vous ? Aimez-vous ? Aimez-vous ? Aimez-vous ? Aimez-vous sur terre et sur tout Aimez vous par terre et partout Dans tous les sens et par tous les trous Aimez-vous sur terre et sur tout Aimez vous par terre et partout Dans tous les sens et par tous les trous Aimez aimez aime aimez aime aime aimez Aimez aimez aime aimez aime aime aimez Est-ce le chat ? Est-ce un lapin ? Qui me secoue le bas des reins Mon cerveau ne comprend pl...