J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...
Écoute....Merci de cette offre,
RépondreSupprimerEn écho, l'écoute du matin, claviériste également: https://youtu.be/GsgoZoCnX1g
Au plaisir de plus amples nouvelles....
Amitiés et Force!
La musique est toujours une belle source d'inspiration. Merci pour le partage Henri.
SupprimerIci tout va bien, c'est comme si les pièces du puzzle commençaient à s'assembler enfin. Cela fait du bien.
Merci pour cette suite en forme de message informatif positif...
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