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Dérive

Ce matin, j'ai omis de glisser la dérive Qu'importe, même sans, je dérive, je glisse Qu'importe, je navigue mieux sans cap Ce matin, j'ai revêtu sous cape le sextant Peut-on vivre sans ciel d'étoile et voie lactée ? Le goût du lait, l'enfance sous la langue, Les parfums de chocolat et le goût des baisers ? Ce matin, je ne savais pas que ce soir Je me noierai dans une goutte de lait Après tout, sans dérive, pas d'esquive Le soleil esquisse le pourtour du ciel Un autre rivage, sans dérive, en désir
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Blesser

 30 juin Ce soir, au repas, tu avais l'air loin, ailleurs. Je t'ai demandé où tu étais. Tu étais au lit. Pas pour dormir, as tu précisé. J'étais surpris que tu puisses visualiser à cet instant une ou des scènes de baise. J'ai voulu savoir. Je n'ai pas eu de réponse. Était ce avec moi ? Quelqu'un d'autre ? Tu as tourné ce quelqu'un d'autre en dérision. J'aurais aimé que tu m'en parles, que tu puisses partager avec moi, pas nécessairement tes images, ton ressenti, déjà. Qu'est ce qui faisait que dans tes yeux tu semblais loin, rêveuse et nostalgique, un peu triste ? Tu m'as répondu que, là en cet instant, cela aurait été bien d'être au lit. Tu as refusé d'en dire plus. Moi j'aurais aimé comprendre ce bien être là. C'est difficile que tu ne dises rien. Je ne peux pas croire qu'il n'y avait rien à en dire. Que ce soit avec moi ou une autre personne, je ne peux vraiment pas croire qu'il n'y ait rien à en dir

Regarde (seconde forme)

 Les voilà Tout à coup happés Les nerfs à bout D'avoir frappé Semant ça et là Des feuilles de thé Battant la campagne Au fil des Mai S'aimant semant L'aimant aux vents Foutant filant laçant Les fils essences  L'âme marabout En bord de parapet Infusion des temps baiser Salés lacés Profondeur des bras En brasse de vague Ouvre tes yeux le songe est là Réel Regarde

Regarde (forme première)

 Les voilà tout à coup happés Les nerfs à bout d'avoir frappé Semant ça et là des feuilles de thé Battant la campagne au fil des Mai S'aimant semant l'aimant aux vents Foutant filant laçant les fils essences  L'âme marabout en bord de parapet Infusion des temps baiser salés lacés Profondeur des bras en brasse de vague Ouvre tes yeux le songe est là, réel Regarde

Le détail

Le détail. Quel détail ? Ce détail. Mais de quel détail parles-tu ?  Je parle de ce détail. Mais, bon sang ! Arrête de jouer au con ! Explique-moi ! Finit-elle par souffler mi-suppliante mi-énervée. Quand elle est comme ça, elle a l'air d'une petite fille en colère, une colère vaine dont on sait qu'elle n'ira pas très loin. C'est mignon, attendrissant, presque touchant, limite irrésistible. Il la regarde. Il la fixe, le visage inexpressif. Quoi ? Tu me fais quoi là avec ta gueule de poisson barbu à l'oeil vitreux ? Tu comprends pas ce que je te demande ? Quel DÉ-TAIL ?! Il ne dit rien. Son regard se fait plus tranchant, plus sombre.Elle insiste. Non, putain, sérieux ?! Arrête de jouer aux p'tit cons. Tu me fais chier ! J'ai passé une putain de salle journée à m'occuper de gamins prépubères, et toi t'en rajoute avec tes gamineries. Tu vaux pas mieux que mon neveu de 6 ans. Le détail… Il marque une pause. Elle le regarde, et attend sa réponse, susp

Houles démentes

Texte imparfait et non sélectionné écrit dans le cadre des quelques heures qui étaient données aux participants du prix de la nouvelle érotique 2022. Le thème était : avis de pas sage, et le texte devait se terminer par le mot "bâton" De toute évidence, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce thème, j'ai du user de subterfuges qui était tout à fait visibles Rendez-vous l'année prochaine (ou pas) -------------- As tu déjà compté les pas qui t’en séparent ? Tous ces pas que tu alignes croyant t’en éloigner pour t’en rapprocher. Tous ces pas que tu traces et qui sans cesse s’effacent. Toutes ces distances que tu parcours à la recherche de ce qui ne se trouve pas. Ce qui t’amène sans cesse à tanguer, te laisser emporter par la houle, te glisser on ne sait dans quelles profondeurs de la vague, loin derrière le ressac. Crois-tu qu’un jour, la peau suffisamment à vif, abrasée tant et plus par la caresse de leurs coraux de feu, tu pourras enfin cesser de courir ? T’arrê

Voyageuse

 Entre vos cuisses Entre vos lèvres Sur vos paupières closes À la lisière des fourrés Au creux du cou Sur la pointe de vos seins Sous la ligne de crête Dans les profondeurs de votre cul Sur votre langue carmin À la pointe de vos pieds Plus haut encore vers le sommet Nichée derrière vos lobes Le long de votre fente Lèche les doigts mouillés S'abandonnant au synclinal En goutte de pluie sur la lande Ma langue voyageuse S'ouvre enfin à vos inclinations