Ne trouvant pas ce que je cherche, je me rabats sur la lettre K, auteurs anglophones. Toujours pas de croisade sans croix... et pourquoi pas Kérouac ?
J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...
Pourquoi pas Kérouac? Ben parce que Jim Harrison, tiens!
RépondreSupprimerOh c'est fabuleux Kerouac, tu peux le lire les yeux fermés ^^
RépondreSupprimerK de kérouac m'interpellait mais résonnait en fait comme Q de Queffélec. Lapsus ?
RépondreSupprimer@ Mademoiselle Zoé : Jim Harrison, je le mets sur ma liste, en bonne secrétaire, vous pourriez me le rappeler de temps à autre ? Au cas où je puisse oublier.
RépondreSupprimer@ Aphrodite : les yeux fermés... je risque d'avoir du mal à avancer. J'ai bientôt fini, je n'ai pas beaucoup aimé le style, trop décousu un peu comme Henry Miller, mais le fond m'a plu.
@ NoOsiCaa : à vous de nous dire, jamais lu Queffélec.