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Articles

Blanche

Blanche et pure comme la neige, tu te loves contre moi, Je déploie mes branches, te protège. Tes mots sur mes lèvres, des flocons cristallins me recouvrent, tu m'apaises. Parant mes paysages imaginaires, Un épais manteau neigeux, impénétrable , me pacifies. Tu me détends, m'apprivoise, me déplie, me délie, je m'endors. Saoul de mon délit, je caresse ta peau soyeuse, opale, je divague, m'égare. Peau de crème aux reflets laiteux, illuminant mes nuits les plus sombres, guidant mes mains, Je dépose mes pas, seul, dans ton sillage, chemin immaculé. Tes soupirs tout contre moi, cristaux musicaux, limpides. J'écoute ton souffle, si ténu, si fragile, à peine audible, je l'entends. J'attends, je grave ton empreinte, brulante, je m'imprègne, sur ma peau, ton cœur. Cette morsure disparaitra au lever du jour , ma chaleur l'aura fait fondre, un homme neuf. De la neige à l'eau, j'aurai trempé mes lèvres, lavé mon âme. Source revivifiante, abso...

Un coeur au creux des hanches #2

Une pointe douce mais acérée la réveilla subitement de sa torpeur. Les portes de l’ascenceur s’étaient refermées, son petit cœur s’était réveillé. Elle fut surprise, décontenancée. Elle avait apprivoisé cet ami magique dans son intimité, dans cette pièce qu’aucun amant n’avait foulé. Mais là, le lieu était autre, public, ouvert à tous, et surtout un autre était à ses côtés. La fulgurance fut totale, son petit cœur, ce dessin si naïf, se mit à battre au plus profond de ses hanches, propageant dans son antre ce rythme qu’elle aimait tant depuis quelques nuits. Quelle douce chaleur… quel embarras. Comment cacher le trouble qui venait de l’envahir de façon si entière. Elle avait la pénible impression d’être complètement dénudée, sans pouvoir ne rien faire, ni fuir, ni se cacher. Elle devait vérifier, elle devait regarder cet homme et trouver dans son regard la preuve que celui-ci ne devinait rien de sa folie. Elle trouva cette force qu’elle ne se connaissait pas. Elle avait toujours préfé...

Un coeur au creux des hanches #1

Elle avait choisi un petit tatouage, minuscule petit tatouage, un petit cœur qui venait se perdre à l’orée de ses hanches. Elle était la seule à connaître ce petit secret, préservé pour elle seule. C’était son intimité propre, une intimité à laquelle elle tenait de plus en plus. Comme si la partager lui aurait fait perdre une jolie partie d’elle-même. Cette intimité, elle avait fait le choix de ne jamais la partager, pas plus avec un homme, qu’avec une femme. Non pas que les uns ou les unes la laissent insensible, bien au contraire, mais elle n’avait jamais su comment franchir ce premier pas. Et puis… les quelques fois où quelques jeunes hommes avaient déclenchés leur clignotant pour lui proposer une petite balade sur les collines de la vie, ces derniers n’avaient pas semblés beaucoup plus à leur aise, alors elle avait toujours préféré faire la route en solitaire. Avec les années cette particularité était devenue ce qui la constituait, ce qui faisait d’elle cette personne unique qu’au...

J'imaginais

Je vous imaginais déjà chez vous, seule. Vos pensées orientées intégralement vers les images que vous vous faites de moi et que je suscite en vous. Je vous imaginais d'ores et déjà parcourir de vos mains les lignes de votre corps. J'imaginais vos doigts glisser irrémédiablement en vous. J'imaginais vos interstices comblés de toute part. J'imaginais mon fantôme hanter vos draps, votre corps, votre esprit, vos songes. J'imaginais mon fantôme vous habiter comme une demeure mystérieuse... Je m'imaginais aussi d'autres choses tout à fait déplacées, Des choses que j'aimerais vous inspirer, Des pensées qui s'insinueraient en vous Qui ne vous laisseraient de répit que dans leur accomplissement, De répit que dans votre jouissance... ... et ainsi ce week end vous m'auriez appartenu.

Approche

Cet après midi Je veux que vous prépariez vos sens à m'accueillir comme il se doit Je ne vous veux pas patiente, je vous veux impatiente Je ne vous veux pas passive, je vous veux dévorée par l'attente Je vous veux désireuse d'offrir votre peau à la caresse de mes mains Je vous veux vêtue de rien sous votre tenue du jour Je vous veux brulante à la seule idée de découvrir comment mes mains vont effleurer votre corps R .   Les consignes étaient d’une précision incontestable, je la voulais à moi. Je voulais qu’elle me prête son corps sans aucun artifice, je savais parfaitement qu’elle cèderait à cette troublante demande. Cela je n’en avais aucun doute. Mais bien plus que cela ce que je désirais c’était qu’elle se livre à moi, entièrement, sans aucune condition.   12h00 aujourd’hui, dernier mail avant notre première rencontre. Elle ne sait rien de moi. Je ne sais rien d’elle. Nous ne connaissons que nos mots. Une clef vous attend. Hôtel Beaumarchais. Chambre...

Supplice

J'entends le cri de la badine J'observe les stries sur vous mutine Je félicite vos chairs de tant de luxure et vous réclamez encore de cette BRULURE Trop douce car jamais rassasiée Trop forte pour l'oublier Demandez encore, le plaisir de ce service Rêvez encore, des désirs pleins de vices R.   Espiègle, je vous supplie Ne m'abandonnez pas ainsi C'est sans relâche que vous devrez servir Offrez moi davantage sinon je risque de fuir, Rare moment où je me sens mourir Et renaître en même temps pour jouir B.

Invasive

Vous exigez ? vous vous faites impérative et maître chanteur? vous ne fuirez pas car nos mots rebondissent vers de possibles renaissances, des jouissances rouges, carmins, noires, sombres mais lumineuses, profondes et troublantes. Trouble du corps troublant l'être, trouvant la chaleur qu'il lui faut pour prolonger des rêves d'invasion, invasives pensées, lacérant le corps de brulures endiablées, diable des lunes rousses enchâssant son trident dans les chairs agacées. Rêvez ma chère, fermez les yeux, c'est bien mon souffle que vous ressentez sur votre nuque dénudée, c'est bien mon essence qui vous enveloppe d'hypnose. Vous souhaitiez être envahie, je rappelle les troupes pour livrer bataille, faire fie de l'insoumission et planter sur ce champ les graines  du renouveau, déposant les armes de la convenance, saisissant celles insoumises, rebelles, invasives, entêtantes et enivrantes. Après la bataille vous serez saoule, saoule de mes rêves instillés, saoule de...