J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...
Merci pour cette découverte. Un peu de chaleur pour cette journée ventée et froide !
RépondreSupprimerOh yes !! Thanx, j'adore ^^
RépondreSupprimerUn bon moment! Une belle parenthèse!
RépondreSupprimerMerci pour cette découverte
Quelle voix ! Superbe !
RépondreSupprimerc'est un peu à job à plein temps ça ,non?
RépondreSupprimer:)
je t'embrasse!!
Superbe! J'aime beaucoup! Merci pour la pause détente :))
RépondreSupprimerBon, ben visiblement tout le monde y a trouvé un peu de chaleur, ça a du souffler jusqu'ici car la neige fond à vue d'oeil, il ne reste déjà plus grand chose des 40 cm du milieu de semaine.
RépondreSupprimer@Léa, Alice : je vous souhaite la bienvenue