Je suis à genoux, tu guides mes mains pour les poser sur cet autre sexe
d'homme, puis me montre comment faire, j'approche doucement, hésitant,
puis englobe ce sexe de ma bouche, coulissant sur ce doux fourreau de
chair.
J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...
RépondreSupprimerJe ne sais pas pourquoi je tique contre la chaire.
Peut-être parce que lève et que prèche!?!
:)
Le reste est parfait!
(comme d'habitude)
Comme vous, je bloque systématiquement sur ce mot... rien à faire il s'impose toujours sans que je n'y prenne garde.
RépondreSupprimerJe corrige de ce pas.
Merci pour le "comme d'habitude"
RépondreSupprimerPourtant, ça tombait bien avec "je suis à genoux".
:)
Oui, mais nettement moins avec la bouche qui coulisse sur le doux fourreau ! Enfin... de mon point de vue
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RépondreSupprimerOui! Voilà pourquoi je tiquais!
:)