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Ne nous terrons pas

La colonie de mes bites turgescentes s'érige pour te barrer le passage. Tu ne passeras pas tant que tu ne les auras pas toutes contentées. Roses, empourprées, rouges, zinzolines, cramoisies, elles s'agitent dans l'air comme des tisons dans la nuit, elles te tueront a feu vif comme tes baisers méduses me déchirent le ventre. Toutes mes vies, toutes mes bites illuminées par tes mouilles crasseuses et odorantes. Violacées de tant de sévices dispensés dans notre antre. Nous avons la boue, la terre, la glaise, des flaques stagnantes et des chutes virulentes, notre terreau noir, d'ombre, gris, violacé, nos jeunes volcans qui pissent et crachent drus leurs liquides de foutre, de mouille, épais, visqueuses substances qui nous inondent, débordent en suivant la pente, dévalant sur nos corps, emportant nos étreintes et fécondant nos pensées tumultueuses. Au fond de nos culs il y a ces odeurs prenantes qui sautent au visage de celui qui foulent nos terres, ça pue, ça pue la chatte...

Be you...

Votre voix en chants sillages

Dans les creux du paysage Hommes de trop de nuages Soufflent sur les lèvres Des mots qui s'étiolent S'immiscent, glissent, se penchent S'installent, enchantent, enfance Dans les creux du paysage L'église lovée entre montagnes L'odeur boisée de silence Votre voix en chants sillages

Les pervers incendiaires

Il a fallu que tu partes alors que je voulais que tu me frappes moi qui suis un lâche moi qui aime tes claques je suis perdu allongé sur ce tarmac je décolle pas sans toi j'aime quand tu joues mon mac et qu'au bout d'un comptoir tu fouilles dans ton sac me donne une petite cape plastique encapsulée en me disant tu la vois la femme laide là bas elle a payé pour se faire baiser emmène là dans les toilettes et baise là fais ce qu'elle te dis de faire sinon plus de claque plus de mac plus de toi et de moi ramène moi ton foutre intacte je le boirai tout à l'heure et tu joueras de ta langue dans ma bouche je bande je bande la trique bien raide bien ancrée dans ma caboche de chat frotteur de wombat dévergondé par les morsures de sa femelle je bande aussi parce qu'un jour tu me diras tu vois le mec là bas il a une jolie queue je le sais je l'ai sucée hier soir tandis que tu préparais le repas va dans les toilettes pour dame laisse la porte ouverte je t'y rejoins...

Please

Mon sourire était de fraise

J'ai accroché hier des ferises à nos orteils Et ton sourire brillait comme le sucre sur les ceraises de la veille N'accroche pas trop, sans quoi, sans foi, je finirai par te proquer, t'ébouracher, t'amouriffer Les mots me manquent ils s'évappent, s'échadent, s'en vont voler trois francs Six sourires venus du Pacifique par paire de griffe Frerrant dix sissons au creux de nos échines Il y a des mots qui fondent l'amante religieusement, qui luisent dans le jour, et fuient dans la nuit Laisse-toi entorper, laisse le te chariver, t’entouver, t'effouter Souffle donc sur mes baises et braise moi de tes fièvres lévreuses J'ai accroché hier des cerises sur tes oreilles Et mon sourire était de fraise