Accéder au contenu principal

Apollinaire, Poème à Lou

Tu m'as parlé de vice en ta lettre d'hier
 Le vice n'entre pas dans les amours sublimes
 Il n'est pas plus qu'un grain de sable dans la mer
 Un seul grain descendant dans les glauques abîmes
 Nous pouvons faire agir l'imagination
 Faire danser nos sens sur les débris du monde
 Nous énerver jusqu'à l'exaspération
 Ou vautrer nos deux corps dans une fange immonde
 Et liés l'un à l'autre en une étreinte unique
 Nous pouvons défier la mort et son destin
 Quand nos dents claqueront en claquement panique
 Nous pouvons appeler soir ce qu'on dit matin
 Tu peux défier ma volonté sauvage
 Je peux me prosterner comme vers un autel
 Devant ta croupe qu'ensanglantera ma rage
 Nos amours resteront pure comme un beau ciel
 Qu'importe qu'essoufflés muets bouches ouvertes
 Ainsi que deux canons tombés de leur affût
 Brisés de trop s'aimer nos corps restent inertes
 Notre amour restera bien toujours ce qu'il fut
 Ennoblissons mon cœur l'imagination
 La pauvre humanité bien souvent n'en a guère
 Le vice en tout cela n'est qu'une illusion
 Qui ne trompe jamais que les âmes vulgaires

Commentaires


  1. Dites, donc...
    Il n'y a de la place que pour cette vicieuse de Lou, chez vous, maintenant?!

    Bonjour!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ou pour ce fou d'Apollinaire !
      :)
      Ils m'inspireront peut-être.

      Supprimer
  2. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer

  3. Bof! Le Fou... j'en ai vu d'autres, alors...
    Mais alors s'il vous inspire autant que Lou... je n'attends que ça.
    Encore un fou!
    :)

    C'est quoi ce commentaire supprimé par un administrateur du blog?!
    J'ai posé un seul, pas deux.
    Doublon?!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est qu'il est un peu fou d'elle, même si ça lui passera.
      Oui, doublon.

      Supprimer

  4. Cette folie-là passe toujours.
    Mais quel dommage!

    Merci, L'Administrateur, alors!
    :)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

PornographieS

 Texte écrit pour le thème du mois de juillet 2024 "Pornographie" du groupe fetlife "Passion Écrire" ---------------- # Porno \pɔʁ.no\ Adjectif. Relatif à, qui appartient à la pornographie ou à l'extrême violence. Caractère obscène d'une oeuvre d'art ou littéraire. Nom masculin. Film pornographique ou d'extrême violence. Représentation (sous forme d'écrits, de dessins, de peintures, de photos, de spectacles, etc.) de choses obscènes, sans préoccupation artistique et avec l'intention délibérée de provoquer l'excitation sexuelle du public auquel elles sont destinées Porno vice, porno star, sur le canapé les yeux ébahis. Je veux voir. Voir ce qui ne se voit pas. Toujours regarder, sans plus cesser. Des hommes, des femmes, des cris et des râles, simulés, amplifiés, réels, au-delà de l'écran, le néant, l'anéantissement de toute volonté. Le néant qui dévore sans fin, qui te mène en bordure de toi, qui t'empare et te désempare. Panti...

Chienne

 Je suis allongée sur le dos Confortablement installée  Le crâne enfoncé dans la profondeur des plumes du coussin  Tu me regardes Je te regarde Je suis nue  Je bande fort parce que j'ai envie de toi  Je bande fort parce que ma bouche et ma langue se sont enfouies dans ton sexe à te dévorer  Je bande fort parce que voilà plus d'une heure, peut-être deux, que je suis absorbée par tout ce que je fais, tout ce que je te procure. Je suis chienne Tu me regardes  Je garde le silence et te regarde  Plongée en toi Tu es agenouillé entre mes cuisses  Tes genoux viennent toucher la peau de mes couilles Tu te mets à sourire dans le silence  Ce sourire vicieux qui fait rire tes yeux et illumine ton visage Tes seins sont beaux, ils pointent Le désir de les lécher et sucer en est douloureux Et ton sourire Est-ce que tu lis dans mes pensées ? Ce sourire qui me rend chaude  Je souris à mon tour Je veille à tenir ton regard Mes bras sont relevés au d...

Je veux sucer

 J’aimerais sucer ma bite. Elle est douce, sa taille est sobre, elle est chaude et la caresser fait fleurir en moi toujours une sorte de quiétude, d’abandon serein et parfois d’excitation fiévreuse. Elle tient dans le creux de ma main. Le pourtour du gland est délicatement ourlé, il prend de l’ampleur après avoir joui. Elle m’apparaît démesurée dans le désir plein, lorsque je ne veux qu'une chose, jouir à n’en plus pouvoir. À la base du gland, le frein est formé d’un amas de chair, tendre et malléable, héritage de l’enfance et de la circoncision tardive, petit amas de chair aux sensations fulgurantes. Queue sensible à la moindre émotion. Je me saisis parfois du frein et le tire pour emporter toute ma chair. L'entrée du conduit urétral est une invitation à fourrer une langue. Lorsque la fièvre me prend c'est mon petit doigt que je viens parfois fracasser dans mon gland, l’aplatissant par le haut. Forcer le passage n’est pas une veine masturbation, dans ce délire là, quand il...