La petite vilaine pose sa main dans ses cheveux courts. Partant de la nuque, doigts écartés, elle irise la chevelure d'éclairs de lune. Plusieurs mouvements ainsi. Elle se décide à faire le tour. Le joli vilain est à quatre pattes. Il attends. Il soupire. Il bande. La voilà devant lui. Recommençant ses caresses capillaire. Il ronronne. Il cherche à se blottir, contre ses hanches, là, juste au dessus des cuisses. Il a envie. La petite vilaine aussi. Femme Pénis elle le lui donne et sans beaucoup de douceur se met à lui baiser la bouche. Il aime. Il ne sait pas ce qu'il aime la dedans, mais il aime. Ça oui. Parce que le joli vilain aime être avec elle ce qu'il peut bien leur plaire. Et là il est salope. Ça tombe bien parce que la petite vilaine a une surprise pour lui. Une vraie queue. Pas très grande, non, vraiment pas, mais jolie elle aussi. Elle lui demande de s'approcher, cesse ses va et viens et intime au joli vilain de venir s'accroupir à ses côtés. Suçons cette queue et montrons lui comme toi et moi nous savons être vilaine. Ainsi débute le ballet des lèvres et la litanie des vilaines langues. On ne sait plus trop qui suça qui, qui lécha, qui pris dans sa bouche, qui fit glisser dans ses mains, qui soupesa les bourses, qui assoupli les vilaines voies, mais on sait qu'ils ne furent pas sans voix, ces deux vilain.e.s et cette petite queue.
J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...
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