Sous le grand kaori, me voilà caninement fait catin, entre tes doigts Karine. Tout à l'heure alors que capiteusement tu décapitait ma queue sans âme, âpre et dure à l'ouvrage, je t'admirais dévorer mon cul et faire peu de cas de mes candides baisers, échauffourées vite étouffées sous tes capricieuses fessées. Cramoisies pâmoisons, quatre pommes caramélisées claquent comme chants de cacatoès. Tes deux mains éventrent l'antre béant de mon séant, désirs puants et purulants, et je n'ai d'autres choix que d'être cathodiquement emporté par les ondes qui se propagent et me vrillent. Lassive caraque voilà que tu égraines la belle Castafiore que je suis. Maintenant, vient les instants doux, cajole, caline, suave carré fondant de chocolat.
J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...
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