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Dernier rêve

 J'assiste à un spectacle où joue quelqu'un que je connais. Pour aider, je décide d'aller chercher un objet nécessaire au bon déroulement du spectacle. Une femme âgée m'accompagne dans les méandres du théâtre. Nous arrivons en bas du bâtiment, moderne, sa façade forme de belles couleurs et renvoie une lumière chaude, elle s'étend sur plusieurs étages, une dizaine peut être. Je suis très impressionné par la perspective architecturale qui s'offre à ma vue depuis ce petit jardin secret. Nous entrons dans la partie basse du batiment, c'est sa maison. Elle est lumineuse, luxueuse. Nous nous installons dans le salon. Nous sommes assis l'un à côté de l'autre sur le canapé. Je suis très touché par sa présence. Je la trouve belle, très belle malgré ses rides. Je prends l'initiative de l'embrasser. Elle répond à mon baiser. Sa langue est surprenante et vive. Puis elle cesse le baiser subitement et se met à pleurer. Je ne me sens pas rejeté. Je lui offre toute ma présence. Elle me parle. Mes mains parcourent son corps, découvrent ses cicatrices, un incendie qui l'a un jour dévoré. Je ne suis pas rebuté, je la trouve encore plus immensément belle. Je la caresse, la masse, mettant de côté le désir bien que très présent. Des amis à elle rentrent dans la pièce. Elle doit partir, ils doivent partir. Il y a une urgence. Je l'accompagne jusqu'à sa voiture. Elle part. Nous sommes liés.

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Le parquet

J’ai pris soin d’ouvrir en grand les rideaux du salon. Il fait nuit et pourtant c’est comme si nous étions au grand jour. Pleine lune ? Non, nuit blanche. Nuit blanchie de la poudre inhalée, nuit autrement blanche. Les flocons se sont figés sous la douceur du froid et le ciel illuminé par la grande ville rose se teinte d’une roseur de jouvencelle. Le parquet laisse éclore sous mes pas la complainte de nombreuses décennies. Il est sombre et contraste avec cette ambiance de bal masqué. Des vies se sont épanchées sur ces lames de bois, nombreuses, sans doute. J’aime croire que des amants s’y sont aimés avec douceur parfois, avec violence d’autres fois, oscillants entre amour et haine, pudeur et décadence. Des vies qui ont laissé toutes ces traces visibles ou invisibles. Entre toutes ces lattes imparfaites, rayées par des objets d’hommes et de femmes, il reste forcément un peu de l’essence d’hommes et de femmes inconnus. J’ai la même pensée lorsque je regarde la grande poutre aux siècles ...

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Je suis un homme Je ne suis pas une femme Je suis une femme Je ne suis pas un homme J'ai un sexe Je suis un homme Je suis une femme J'ai une bite Je devrais être un homme J'ai une queue Je ne sais pas être un homme J'ai 34 ans Précoce, éjaculateur Trop tôt, trop vite J'ai un sexe d'homme Il m'échappe, me trahit, me frustre, me vexe, me blesse Désirer c'est sale, avoir envie de baiser c'est sale Faire l'amour, faire l'amour, faire l'amour, c'est beau, c'est pur Pénétrer, profaner, violer, c'est impur, c'est pas bien Je suis un homme Je ne suis pas un homme Je suis un enfant J'ai 28 ans Le foutre se répand Je veux qu'il la remplisse, je veux la noyer Elle est allongée sur le sol Le sexe béant, blanchi de ma salissure Une marre de sang blanc se répand sous son corps Elle est morte, c'est mon sperme Je suis un homme Je suis un fou J'ai 34...

Les parties de nous

« Mais que fais tu ? Ho la salope ! La belle Salope ! Oh oui ! Quelle sacrée chienne ! Oh la Chienne Oh oui ! » Tu m'as rendu animal. A moins que je ne me rende dans cet état seul. Ces mots sont sortis sans que je ne cherche à les empêcher. Je sais que cela fait un peu trop pour toi, je sais qu'à cet instant, bien que tu continues ce que tu as entrepris, tu commences à t'éloigner. J'ai fait varier ma ligne sans que la tienne ne me suive. Je sais tout cela, mais j'ai poursuivi la direction de ma propre trajectoire. A vrai dire, en cet instant je m'en fous royalement. Ce que tu me fais m'a fait être celui-là et je n'ai pas honte d'être celui-là. Tout a commencé doucement. Toi assise au bord du lit, c'est ton dos que je vois, le temps de t'allonger et j'aperçois tes beaux seins que j'aime tant. Je tourne la clef doucement, presque sans bruit. A cet instant, les jeux sont faits. Tu sais ce que cela signifie, tu ne prot...