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Les refuges de nos ailes (1)

Sous les réverbères je rêve d'une ère où les filles de l'air papillonnent sous le verbe la lèvre basse je rêve en verbe que ses lèvres hautes embrassent mon Eve et répandent en elles la chaleur éclair de cet halogène non sans trêve entre Eve sabre au clair entre elle et moi la lumière chancelle sous nos paupières closes et chastes scellent cette veine qui non sans sel fut l'appel de nos gestes miel caresses d'hier en ces terres berbères livre des innocences barbares rêves de lèvres en verve esquisses de celles comme ceux qui sous ces réverbères étrennent le costume qui passe et étayent ainsi les baises d'avant qui au faîte de leurs âges font sens donnent scène s'égrènent en nos traces présentes puisent confondent et s'amassent sous la chair celle dont la saveur entête comme l'herbe s'émeut sous l'haleine fraîche des éoles de plaines ces peaux à la pelle qui s'aiment en tout sens dans les pentes moites des montagnes faunes ou dans les sentes vrilles des côtes à côtes dessinant des rives de lentes étreintes de mats en cales où naissent des fleurs indécentes dont les pétales déchirent le fil de nos mensonges las des champs sans traîne comme des soleils effleurent les rêves de fontes légères et calmes en ces bras qui nous bercent comme ces lèvres que je baise celles qui sèment ces graines en ceux ces fèves de ciel où naissent tes réverbères refuges de nos ailes.

Commentaires

  1. c'est de toi?
    si oui c'est incroyablement beau. ça me plait de te relire ainsi

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    Réponses
    1. Décidément, en quelques minutes, deux commentaires, l'un "c'est toi !" et l'autre "c'est toi ?"
      Laisse moi essayer avec un point final "c'est moi."
      sinon... et bien... quand j'écris ce genre de chose je ne sais jamais trop ce que cela vaut. Alors merci !
      Qu'as tu saisi de cet enchaînement de mots sans ponctuation ? Je suis curieux de savoir ce qui transparaît à ceux qui le lisent.

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    2. et bien je perçois comme une petite musique dans mon oreille qui me berce. je le lis à voix haute et j'adore comme les mots rebondissent et claquent. C'est plus un jeu de langues que le contenu qui me prend. Mais sans doute le contenu inconsciemment a son importance.
      Et mystérieusement ça me met dans un état assez proche de l'état que je connais quand je plonge dans le désir et plaisir ( état cotonneux et hors réalité)et je le dis d'autant volontiers qu'on sait bien que ce n'est pas toi qui me fait ça mais bien les mots. c'est assez addictif

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