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Abuse de moi

 Abuse de moi ! Abuse de moi jusqu'à ce que ma queue ne parvienne plus jamais à bander tant tu en auras épuiser tous les secrets. Alors tu useras de mes mains, de mes doigts, de mon nez, de ma bouche, de mes lèvres, de ma langue, de mes orteils, de mes pieds, de mes talons, de mes genoux, de mon cul, de mon trou, de mes fesses, de mes hanches, de mes épaules, de mes coudes, de mes cuisses, de mon ventre, de ma chevelure, de ma salive, de mon foutre, de ma pisse, de mes poils, de la peau, de ma sueur, de mes pores. Alors, tu useras de toute partie de mon corps que tu pourras frotter contre toi, fourrer en toi, prendre en moi, boire, lécher, mordre, enluminer, savourer, déguster, respirer, pour satisfaire tes désirs d'abus de moi, pour étancher tes désirs de moi et des autres et me laisser ainsi me noyer chaque seconde en toi.

Kronos

Des mois, des jours, des années, peut être même des siècles, et des millénaires encore. Cela n'aura donc jamais de fin. Chacun de mes réveils me surprend ainsi. Une bête. Un monstre. Les lèvres emplis de stupre et de mouille. La bouche pleine de sperme et de sang. Le corps empli d'effluves de sueur. Membres disloqués, ventre bombé et sexe dressé, blesser d'avoir trop fait. Je suis des mêmes que ceux qui peuplent mes rêves. Cauchemars pour vous, rêves pour moi. Je suis ceux qui me hantent. Je suis ceux qui me chuchotent la nuit. Je suis de ceux qui rêvent jour et nuit. Je suis ceux qui n'ont plus de corps. Chaque matin, la même pensée, avant d'ouvrir le regard sur le monde qui m'entoure, je fais cette prière. Cette prière à personne. Cette prière de n'être plus rien. Cette prière d'être enfin autre chose. Être l'homme que je fus un millénaire de cela, un jour, un jour seulement. Mais au lieu de cela je suis de ceux qui savent la vile douleur et les vi...

Marcher lentement

 Marcher. Marcher pour évacuer. Pour disparaître au monde et être présent à la vie. Marcher pour ne rien penser. Pour ne rien songer. Se couper du monde pour mieux recevoir encore et faire le plein de beauté simple, étrange et merveilleuse. Près de 48h pour arriver. Rien à l'échelle du monde. Abandonner les artifices, laisser tomber les oripeaux, être le même et être différent, accepter. Je laisse là des mots, qui font sens et qui parfois se brouillent. Des moments de vies limpides et qui parfois se troublent. Je suis tout cela, nous sommes tout cela. Parfois je sais, parfois je ne sais plus. Je bascule de l'un à l'autre au fil des conversations, des rencontres, des découvertes, au grès des vents. Cela peut être rapide, mais cela reste toujours lent. Parce que c'est le chemin d'une vie et qu'une vie en soit ce n'est rien à l'échelle du monde. Mais cette vie c'est beaucoup parce qu'elle est aussi en prise avec d'autres vies, avec les vôtres, m...

Maelstrom

 Elle n'a pas pris de gant. Je ne sais même plus si j'ai ouvert la porte. Ni quelle porte. Es tu rentrée par la fenêtre ? As tu brisé les carreaux pour débarquer ici comme une furie ? Est ce que j'avais sciemment laissé les fenêtres ouvertes aux quatre vents ? T'ai je vu récemment en t'invitant à me rejoindre après une nuit à foutre tous les fantômes de mon île surpeuplée ? Reste que tu es là ! En l'espace d'un instant tu te saisis de tout. Et tu brises ! Tout ! Tu arraches, tu déchires, rien ne résiste à tes assauts. Et moi je ne sais plus ce que je fais. Je ne sais plus qui de toi ou de moi porte mon prénom angélique. Ce démon ! Ton souffle me brûle. Et je réponds à ton chant par l'exigence de la déflagration. Je veux ! Je prends. Je laboure la terre. Et je plonge. Je plonge en elle. Dans tes entrailles. Dans tes veines. Dans mes tripes. À arracher les tiennes d'un geste brut et irréfléchi. Une violence sublime et terrifiante qui me déchire, qui m...

Rose

 La rosée perle sur les feuilles. L'herbe s'attache sous mes pas nus. Le ciel prend ses teintes roses. Petites brindilles qui viennent colorer ma peau, la salir, la parer en natures mortes. Les falaises du Vercors se font flammes. Tes doigts encrent le pourtour de mon cul et libère le parfum fauve. Il fait frais ce matin sous les épines des conifères. Mais j'ai chaud et ma peau devient rose. Mes mains collent au tronc, parfum résineux et le désir foudroyant d'y déposer ma langue. Ma langue pour lécher ces perles. Ma langue pour t'arracher à ta fascination. Regarde mon cul. Mon cul vénéneux qui réclame son voeux. Frappe ! Frappe ! Frappe ! Jusqu'au rouge. Jusqu'à la marque que tu imprimeras pour signer mon corps de ton nom. Rose.

Naines rouges

 Étincelles de mes dents dans ta peau. Je plante mes dents. Mes dents qui s'enfoncent. Mes dents qui s'enfoncent dans ta peau. Dans ta peau dénudée et tendre. Tu ne dis rien. Aucun non, aucun mot, aucun souffle, tu ne cèdes rien à l'apparence, rien ne s'échappe de toi. Moi je sais ce qui irradie sous ta peau, tisons rougeoyants qui s'embrasent sous mon souffle ténu, sous la morsure de ma mâchoire avide. Tu ne dis rien et cela m'invite, m'invite à aller plus profondément. A aller plus profondément t'étoiler. L'invite silencieuse à former la couronne qui se dessine sur l'épaule, à chercher tes profondeurs, jusqu'à l'os, si je le pouvais. Te manger. Déterrer les os, exhumer la source, excaver tes entrailles, et y mettre le feu. Le feu pour bouillir ton sang, brouilleur de crue, celle qui suinte de tes lèvres baveuses. Voit maintenant ces traces de l'autre nuit gondoler en deux arcs tendus sur ton épaule dénudée. La constellation qui te r...

Brave petite fille

 Brave petite fille. Oui, tu es une brave petite fille. Tu réponds à chacun de mes vices. Je viens de te branler le con alors que tu étais debout, les deux mains posées sur la table du salon familial. Par terre, une immense flaque. Ton cul est déjà bien rouge. Je te demanderais de jouir instamment que tu le ferais sans tricherie, j'en suis certain. Brave petite fille. Tu es venue me chercher nue sous ton trench-coat. Je n'ai donc pas eu besoin de te déshabiller. Ton con est doux. J'enfonce subitement ma main en toi et j'entre sans autre préliminaire. Tu jouis encore ma petite fille et tu coules encore. Ma main bien enfouie dans ton épaisse tignasse, je tire fort, et tu laisses tes râles, tes délicieux râles sortir de ta bouche grande ouverte. Lui te regarde. Il se branle. Il ne dit rien. Ton homme veut sucer ma bite. Je le sais. Il le sait. Tu le sais. Je me penche vers le sol. Je pose ma main dans la flaque fraîche de ta jouissance. J'enduis ton cul de ton éjaculat...