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Les pervers incendiaires

Il a fallu que tu partes alors que je voulais que tu me frappes moi qui suis un lâche moi qui aime tes claques je suis perdu allongé sur ce tarmac je décolle pas sans toi j'aime quand tu joues mon mac et qu'au bout d'un comptoir tu fouilles dans ton sac me donne une petite cape plastique encapsulée en me disant tu la vois la femme laide là bas elle a payé pour se faire baiser emmène là dans les toilettes et baise là fais ce qu'elle te dis de faire sinon plus de claque plus de mac plus de toi et de moi ramène moi ton foutre intacte je le boirai tout à l'heure et tu joueras de ta langue dans ma bouche je bande je bande la trique bien raide bien ancrée dans ma caboche de chat frotteur de wombat dévergondé par les morsures de sa femelle je bande aussi parce qu'un jour tu me diras tu vois le mec là bas il a une jolie queue je le sais je l'ai sucée hier soir tandis que tu préparais le repas va dans les toilettes pour dame laisse la porte ouverte je t'y rejoin…
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Please

Mon sourire était de fraise

J'ai accroché hier des ferises à nos orteils Et ton sourire brillait comme le sucre sur les ceraises de la veille N'accroche pas trop, sans quoi, sans foi, je finirai par te proquer, t'ébouracher, t'amouriffer Les mots me manquent ils s'évappent, s'échadent, s'en vont voler trois francs Six sourires venus du Pacifique par paire de griffe Frerrant dix sissons au creux de nos échines Il y a des mots qui fondent l'amante religieusement, qui luisent dans le jour, et fuient dans la nuit Laisse-toi entorper, laisse le te chariver, t’entouver, t'effouter Souffle donc sur mes baises et braise moi de tes fièvres lévreuses J'ai accroché hier des cerises sur tes oreilles Et mon sourire était de fraise

L'envol des papillons bleus

J'ai rencontré Sophie pour la première fois lors d'une journée d'inscription à la fac dont je me souviendrai longtemps. A l'époque, point d'APB, point de parcoursup. Mieux ou moins bien ? Je ne sais pas. Les années passant, on a un peu trop tendance à imaginer que c'était mieux à notre époque. Je crois que toutes les époques se vivent au présent, et si l'on commence à trop penser passé, c'est que l'on est un peu moins bien dans notre présent. Ce jour là, j'avais fait le trajet en train, en prenant bien soin de ne tendre aucunz perche à ma mère afin d'éviter de lui donner un prétexte pour m'accompagner en voiture à Grenoble. Imaginez donc, 18 ans, et l'opportunité de prendre mon envol seule, loin de ma petite Ardèche où trop de choses me semblaient écrites par avance. Non, non, non, ma petite maman, pas la peine de passer cette journée avec moi. Tu peux rester au magasin avec papa, tu sais, je suis majeure désormais. Bref, c'est …

La mer au calme (Hémérocalle)

Au sillage du val s'étale le dédale persillage sans cale pour l'affable équipage plage en nage de l'aimable langage ce massage s'enlace et s'affale en rafales ou s'enchâsse dans la passe des sucs et des lacs infantile Ariane fille liqueur pour l'enfantillage mâle page blanchâtre au passage fleuri des pétales s'enlacent

Le refuge des bêtes

Entends-tu ? Entends-tu ces bruits ? Je les reconnais. Ce sont des râles, des râles de bêtes fauves. Des sacres d'hiver, des fins de saisons s'acheminant vers ce néant qui m'engloutit quand je te baise. Baise. Baise. Susurre moi ce mot là. Baise. Lèche le sans fin, lisse mes poils avec, caresse moi de tes jolies pates tachetées de lumière. Dépare moi de ma mue. Entends-tu ces mugissements de diable ? A chaque étreinte de ton corps, les voilà qu'ils se révèlent, qu'ils se réveillent. Je t'ai prise comme un diable, j'ai fourré ton con de ma queue drue et luisante. J'ai blanchi ton tréfond et rougi ta peau. Mordu ton cou tandis que je labourai ton cul. Je perds la raison à trop te malmener. Est-ce toi que j'aime ? Est-ce te malmener que j'aime ? Baise vitriol, heures volées à la nuit avant même qu'elle ne tombe sur nous et nous engloutisse.
Je ne marche plus dans la rue. J'ai peur du regard des autres. Je préfère m'enfuir à la nuit tombé…