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Articles

Affichage des articles du août, 2018

Monologue culilingue (mots fichés en terre cul)

Mes cuticules vacillent en de fragiles terres cuites qu’aucune langue culilingue ne saurait acculturer ah votre petit trou de cul voyez comme je cultive et accule la terre séculaire qu’occulte si bien votre fente so cute qui par petite incision au cutter finira bien par devenir mon cup cake aux couleurs de cuir noir comme un thé dans lequel vous buvez mes couleuvres couleurs que j’écoule bleu curaçao dans votre écu ouvert grand et sombre je viens fondre mon écusson d’étain en votre coeur succube j’ai gravé sur l’écriteau les profondeurs qu’offrent les cinq lettres de ma queue celles que vous convoquez dans vos songeries cumulus où s’amassent nos vécus nos recueils d’accus jamais ne nous permettront d’être vaincus seuls et sans cul je le sais oui je le sais majuscule vous êtes majesté éjaculatoire hermine douce sucrée par vos sucs je jute souvent sous ma jupe d’Écosse relevée sur vos cuisses causses impasse éculée occupée à de sylvestres lagunes lacune il n’y en a qu’une comme vous qu’…

Revoir les orties

Il n'y a pas d'orties ici. Pourtant, je les cherche, parfois je crois en déceler. Mais il s'agit toujours d'une autre plante.
Je crois que cela me manque, c'est comme les bruyères et les genêts.
Leurs parfums qui irriguent le paysage, qui me rattachent à mon histoire. Ce sont des images de mon enfance.
Paysages de rocailles, de côteaux en cette vallée de l'Eyrieux dont je ne connais finalement que quelques bouts. Paysages de plateaux du Vivarais pour sa fraîcheur et ses prémices du gerbier ou du Mézenc. Ce sont des souvenirs d'un autre temps, comme les tapis de violettes sous le sous bois, en bordure de la vallée du Rhône, sur les premières pentes du massif central.
J'ai du ici, oublier. Oublier de couper un genêt pour en faire un fouet. Oublier de saisir quelques tiges drues, quelques bouquets vert. Oublier d'hésiter entre les cuisiner pour mes hôtes du soir, où les réserver pour un moment à moi. Je suis nue. Tout proche coulent les sources. Voilà p…