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La page blanche d'Alexandre et Coquine

    gothic_glow

    Marqués


    Il existe peu de mots pour dépeindre l’émotion
    D’une intimité offerte en une prosternation…

    Soumise, elle attend que Je prenne, que Je marque, que Je jouisse… D’elle… Offerte…
    Et Moi, j’admire, je mire, je m’inspire ; je respire Mon envie s’élève à tire… D’elle… Offerte

    Alors, alors Je caresse, Je fouille et J’explore
    « Sois sage, Je t’aime ainsi »…
    Ma main butine, écarte et fouille sans effort
    « Sage, Je prends ça aussi »

    Souffles, râles et hoquets s’accordent aux ondoiements
    De ce corps, de cette âme dédiée donnés impudiquement

    Elle subjugue, elle aspire mon cœur
    Transcende Mon désir et dissous mes peurs
    Vampire…
    Elle se nourrit de Mon plaisir de Ma faim
    « Oui Ma belle, oui, voilà tes liens »
    Vampire…

    La douleur est l’astre qui baigne sa jouissance
    D’un éclat de feu en son appartenance
    La marque de l’abandon suprême
    Au tendre Maître qu’elle aime…
    « Ah Ma chienne, croupe haute, te voilà contrainte »
    Dans l’attente de mon fouet dont tu supplies l’étreinte

    Marquée…
    D’éphémères stries écarlates quadrillent ses lobes
    J’en sens les contours en caressant ses globes
    Marquée…
    Si résolue, si belle dans le don que J’en reste…
    Marqué.


    suspentes

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L'intime et les jeunes femmes

Peut-être l'avez vous déjà vu chez Dita, pour dire vrai, je me dis que les quelques qui lisent mes quelque mots doivent nécessairement lire ceux de Dita. Notre salon de thé est parfois partagé. Pour dire vrai aussi, je ne sais pas même à qui je m'adresse. Une vingtaine de passant, quelques têtes connues sans doute, mais qui d'autre ? Une question qui n'appelle pas de réponse. STOP !! j'arrête de digresser, je gâche tout.

Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


Les silences coupables

Parfois, je me demande ce que je fais ici. Parfois, j'ai envie de pleurer. Un peu comme là, maintenant. Je pleure aussi. Mais pas maintenant. Je me suis sans doute trop mis en danger en choisissant ce job qui me fait perdre nombre de repères. Plus tard, et parfois aussi déjà, je me dirai, c'est bien tu as beaucoup appris. Je le dirai en étant intimement convaincu. Parce qu'on oublie vite. Je viens de lire quelques extraits de vie d'une femme masochiste. Elle raconte ce qu'elle a pu vivre et ressentir en peignant ses mots d'une belle tendresse. Oui, masochisme et tendresse. Cela me parle sans que je ne sache vraiment pourquoi, peut être pour les moments réellement partagés avec des personnes qui croisent notre chemin, s'y attardant ou pas.

Il est 2h13 du matin, ici. J'ai bien dormi jusqu'à minuit 45. Ensuite les pensées travail m'ont assiégées, cette tension dont je n'arrive pas suffisamment à me départir. Le ventre tendu, la boule au ventre …

Revoir les orties

Il n'y a pas d'orties ici. Pourtant, je les cherche, parfois je crois en déceler. Mais il s'agit toujours d'une autre plante.
Je crois que cela me manque, c'est comme les bruyères et les genêts.
Leurs parfums qui irriguent le paysage, qui me rattachent à mon histoire. Ce sont des images de mon enfance.
Paysages de rocailles, de côteaux en cette vallée de l'Eyrieux dont je ne connais finalement que quelques bouts. Paysages de plateaux du Vivarais pour sa fraîcheur et ses prémices du gerbier ou du Mézenc. Ce sont des souvenirs d'un autre temps, comme les tapis de violettes sous le sous bois, en bordure de la vallée du Rhône, sur les premières pentes du massif central.
J'ai du ici, oublier. Oublier de couper un genêt pour en faire un fouet. Oublier de saisir quelques tiges drues, quelques bouquets vert. Oublier d'hésiter entre les cuisiner pour mes hôtes du soir, où les réserver pour un moment à moi. Je suis nue. Tout proche coulent les sources. Voilà p…