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Je veux

Non seulement l'Ange Solaire dispose d'une écriture talentueuse, mais elle a aussi un coup de crayon magique. Alors : voulez vous ?...
Moi, je veux !
:
Quand je ferme les yeux, je revois très clairement l'image de ta queue... Et si tu savais comme, chaque fois, une envie me prend, là, en plein sexe... Envie de la prendre entre mes doigts et de la porter à mes lèvres... Envie de la sentir durcir dans l'écrin chaud et humide de ma bouche. Et ce soupir qui, chaque fois, s'échappe de toi comme si, par l'action de mes lèvres et de ma langue sur ta hampe, je te permettais d'accéder à un autre monde de sensations et d'ivresse... Je bois ton sexe avec gourmandise et cela nous enivre tous les deux... Je te suce, et la tête me tourne autant que la tienne...

Et je te veux, au complet dans ma bouche... Je veux sentir ton gland au fond de ma gorge, ton ventre collé à mon front, le léger duvet de tes bourses sur mon visage... Je veux que tu t'enfonces en moi comme dans une chatte accueillante et que tu baises ma bouche... Tes mains sur ma tête pour bien prendre possession de moi... Je veux que ma langue s'enroule autour de ta hampe dressée, en trace les contours et les reliefs... Je veux qu'elle danse sur ton gland, qu'elle s'étourdisse sur ton frein pour sentir naître en toi tous ces frissons...


Et je veux t'envelopper de mes lèvres dans un mouvement de va-et-vient qui t'ensorcèle... Je veux que tu jouisses dans ma bouche en longs jets que tu ne retiendras pas, pas plus que ce râle qui te montera à la gorge et qui me fera fondre, comme chaque fois. Je veux que tu râles ton plaisir pour que j'entende comme tu aimes quand je te suce...

Et je veux te garder encore dans ma bouche, parce que ton plaisir me plaît et que j'en ai une soif insatiable. Je veux te garder pour sentir tous les spasmes, tous les soubresauts de ton membre qui retrouve peu à peu le calme...

Dis, tu veux?

Dessin01
Mots et dessins : l'Ange Solaire

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Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


La nuit rêve à l'aube

Vent glacial tempête au dehors Gris neige et pluie, chacun passe Marche et vite Sâle lumière blême de l’aube Les noctambules sont restés
Au lit
Souffle chaud fondant comme de l’or Nuit rouge et carmin, charnelle masse Battements vifs Belle lueur faible crépuscule Les amants ont retrouvé
La vie
Ils sont là au dehors les bourlingueurs Du marché les mains glacées Légumes d’hiver Le nez rouge sans l’alcool Les dormeurs sont encore à rêver
Leur nuit
Ils sondent l’intérieur le vrai bonheur De l’étreinte les mains chaudes Mangue charnue Les coeurs vibrent à l’aube Il est temps de sombrer dans nos rêves
A l’aube