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Amours froissés

Une amie m'a récemment confié ses mots, ces mots dont elle ne savait que faire, ces mots qu'elle aurait voulu sans doute crier, écrire ailleurs, pleurer ailleurs, ces mots qu'elle ne voulait pas garder que pour elle, alors en écho au précédent post,  et en encore avec elle, voici d'autres traces d'amour.

Assise sur les marches d'une année qui se finie
Comme désabusée d'un presque passé qui se ralenti...
Au fur et à mesure d'un temps qui s'assombrit
la cloche, à l'instant retenti...
Minutes tendrement vécues
Moments si peu de faits...
Semaines déchues
Mots imparfaits...
Découvertes merveilleuses
au sein de semaines précieuses...
Images d'un Soleil brillant,
pour yeux larmoyants...
Empreintes fragiles
qui ne s'effaceront que si peu
Tendresses d'île...
Instants précieux...
Posée sur les escaliers de mes larmes mouillées
Presque à hurler d'avoir échoué
défaite de ne pas avoir su donner
Triste de ne pas avoir su expliquer
Déçue de ne pas être comprise...
pourtant, j'étais sa promise.
Nos mots ne sont plus les mêmes
Il est un jour de fin
Ou les 'JE T'AIME'
ne se finissent pas bien.
Les belles couleurs se sont ternies
L'or se fane désormais...
Je n'offrirais plus ces instants de ma vie...
Plus jamais...

Comme je lui l'ai dit, en amour, je veux croire que les jamais ne durent jamais. J'ai une pensée aujourd'hui pour elle, pour d'autres, pour nombre d'entre vous, proches ou moins proches, qui souffrez d'amours. Je vous embrasse, tous et toutes.

Grace_lemberger

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Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


La nuit rêve à l'aube

Vent glacial tempête au dehors Gris neige et pluie, chacun passe Marche et vite Sâle lumière blême de l’aube Les noctambules sont restés
Au lit
Souffle chaud fondant comme de l’or Nuit rouge et carmin, charnelle masse Battements vifs Belle lueur faible crépuscule Les amants ont retrouvé
La vie
Ils sont là au dehors les bourlingueurs Du marché les mains glacées Légumes d’hiver Le nez rouge sans l’alcool Les dormeurs sont encore à rêver
Leur nuit
Ils sondent l’intérieur le vrai bonheur De l’étreinte les mains chaudes Mangue charnue Les coeurs vibrent à l’aube Il est temps de sombrer dans nos rêves
A l’aube