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Aimez-vous ?


Aimez-vous ?
Aimez-vous ?
Aimez-vous ?
Aimez-vous ?

Aimez-vous sur terre et sur tout
Aimez vous par terre et partout
Dans tous les sens et par tous les trous

Vois ce serpent dans son coffre
C'est un serpent que je t'offre
Pourvu pourvu qu'il te monte dessus
Pourvu pourvu qu'il te plaise
Pourvu pourvu qu'il soit dressé et tendu

C'est un baiser sur la bouche
C'est ta langue que j'enfourche
C'est une goutte qui glisse
Tout le long de tes cuisses

Aimez-vous ?
Aimez-vous ?
Aimez-vous ?
Aimez-vous ?

Aimez-vous sur terre et sur tout
Aimez vous par terre et partout
Dans tous les sens et par tous les trous

Aimez-vous sur terre et sur tout
Aimez vous par terre et partout
Dans tous les sens et par tous les trous

Aimez aimez aime aimez aime aime aimez
Aimez aimez aime aimez aime aime aimez

Est-ce le chat ?
Est-ce un lapin ?
Qui me secoue le bas des reins
Mon cerveau ne comprend plus rien

Est-ce un sourire ?
Est-ce un chagrin ?
Qui se faufile entre tes seins

Entre l'extase et la détresse
Les yeux se cachent et disparaissent
Disparaissent

C'est une langue que j'arrache
C'est de la soie que j'enlace
C'est tes yeux qui réclament

Une brassée de plume
La froideur d'une lame
Surtout surtout qu'il se meuve
Surtout surtout qu'il se taise et m'émeuve
Car dès lors qu'il se tût
Je me souviens que je meurs
Tu te souviens de mon cœur

Lui il se souvient de tout
Il se souvient de toi
Mon corps est la mémoire des caresses et des coups
Il se souvient de tout
Il se souvient de toi
Il se souvient

Aimez-vous ?
Aimez-vous ?
Aimez-vous ?
Aimez-vous ?

Aimez-vous sur terre et sur tout
Aimez vous par terre et partout
Dans tous les sens et par tous les trous

Aimez-vous sur terre et sur tout
Aimez vous par terre et partout
Dans tous les sens et par tous les trous

Aimez aimez aime aimez aime aime aimez
Aimez aimez aime aimez aime aime aimez
Aimez aimez aime aimez aime aime aimez
Aimez aimez aime aimez aime aime aimez
Aimez aimez aime aimez aime aime aimez
Aimez aimez aime aimez aime aime aimez





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