Accéder au contenu principal

Tu sais, j'espère



Tu sais, moi je rêve
Etre neuve, demain
Dans le vent, être sève
Et veuve des chagrins
Souvent, je rêve aussi
D'ailleurs, ou d'autre chose

Je rêve que je suis
Ecorce, que mon parfum abreuve ton cœur
De roses
De roses

Et tant pis, si je nage
A contre-courant
Et tant pis si je cours
Trop vite souvent
Si j'enrage
Dans les forêts nues
Où Novembre nous perd
Et tant pis
Tant pis si j'orage

Tu sais, j'espère

Je prie en secret
Un messie inconnu
Et j'oublie que les blés
Jamais, n'en ont connu
J'appelle à la rescousse
L'enfance où, tout sommeille
J'appelle mes soleils
Je danse, pour qu'en moi
Jamais ne s'émousse, la joie
La joie

Et tant pis, si je nage
A contre-courant
Et tant pis si je cours
Trop vite souvent
Si j'enrage
Dans les forêts nues
Où Novembre nous perd
Et tant pis
Tant pis si j'orage

Tu sais, j'espère


Tant pis, Raphaële Lannadère

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'intime et les jeunes femmes

Peut-être l'avez vous déjà vu chez Dita, pour dire vrai, je me dis que les quelques qui lisent mes quelque mots doivent nécessairement lire ceux de Dita. Notre salon de thé est parfois partagé. Pour dire vrai aussi, je ne sais pas même à qui je m'adresse. Une vingtaine de passant, quelques têtes connues sans doute, mais qui d'autre ? Une question qui n'appelle pas de réponse. STOP !! j'arrête de digresser, je gâche tout.

Chut, installez-vous, laissez-vous porter :


Les silences coupables

Parfois, je me demande ce que je fais ici. Parfois, j'ai envie de pleurer. Un peu comme là, maintenant. Je pleure aussi. Mais pas maintenant. Je me suis sans doute trop mis en danger en choisissant ce job qui me fait perdre nombre de repères. Plus tard, et parfois aussi déjà, je me dirai, c'est bien tu as beaucoup appris. Je le dirai en étant intimement convaincu. Parce qu'on oublie vite. Je viens de lire quelques extraits de vie d'une femme masochiste. Elle raconte ce qu'elle a pu vivre et ressentir en peignant ses mots d'une belle tendresse. Oui, masochisme et tendresse. Cela me parle sans que je ne sache vraiment pourquoi, peut être pour les moments réellement partagés avec des personnes qui croisent notre chemin, s'y attardant ou pas.

Il est 2h13 du matin, ici. J'ai bien dormi jusqu'à minuit 45. Ensuite les pensées travail m'ont assiégées, cette tension dont je n'arrive pas suffisamment à me départir. Le ventre tendu, la boule au ventre …

Un monde en soi

Chaque chose était vivante. Chaque chose était mémoire. Chaque objet était une part d'elle. Chaque objet était elle. Elle était ces objets. Ils étaient elle, sa propriété, son domaine, son monde à elle. Disposer des choses était une nécessité absolue de sa vie. Les faire siens c'était maîtriser un monde, un univers qui lui était propre, univers secret, inconnu, inabordable pour quiconque n'aurait pas été dans sa peau ou dans sa tête. Qui saurait déchiffrer le sens que prenait pour elle cette large tête sculptée qui trônait fièrement à proximité de son lit ? Travaillée dans un bois de noyer aux teintes ambrées, cette crinière sauvage prenait à ses yeux l'écho d'une chevelure de femme s'ouvrant partiellement sur le front équidé d'un animal aux naseaux puissants et au regard fier, un regard porteur de mythes aux chevauchées et aux combats fantastiques. Qui pouvait comprendre que l'anthracite et le gris de lave des tapis épais qui gisaient en rectangles sé…