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Sally

Sally,


J'aime plonger mes mains en vous et voir dans votre regard scintiller des étoiles brillantes.
J'aime rapprocher mes lèvres au plus proche de votre visage et en quelques mots voir vos lèvres devenir humides.
J'aime vous regarder écarter les jambes dans une pause lascive et suggestive, jouer des heures durant à vous baiser de mon regard.
J'aime frotter mon sexe contre votre peau, à l'orée de votre langue, vous offrir ces caresses et suspendre le temps juste quelques instants.
J'aime vous savoir brulante de désir, l'esprit empli d'une envie de baise démesurée sans que vous ne puissiez vous satisfaire.
J'aime porter haut votre désir, vous surprendre au détour d'une rue et vous baiser animalement à l'abri d'une porte cochère.
J'aime présenter mon doigt à votre cul tandis que mon sexe s'épanche dans votre bouche et entendre vos murmures de plaisir.
J'aime vous savoir femme phallique, écarter mon cul pour devenir votre bel enculé.
J'aime vous lécher longuement, jouant tour à tour de douceur et de précision, de force et de folie, d'effleurement ou de vifs aplats.
J'aime que vous puissiez m'inviter à sucer la queue de votre amant tout en enroulant ma langue autour de la votre.
J'aime que vous puissiez m'initier à ces choses là, des choses qui peuvent paraître anecdotique, fumer un joint à une fenêtre parisienne.
J'aime vous initier tout autant, rougir vos fesses et répandre le feu dans votre esprit.
J'aime vous découvrir au fond d'un garage dépotoir, les mains contre le mur, votre corps que je dénude et que je découvre entre plumes et griffes.
J'aime glisser ma main sous le jet de votre pisse et qu'à ce moment là vos mains viennent sertir mon visage d'une douce vérité.
J'aime faire votre toilette et vous apprêter pour une baise lubrique et décadente sous la voix d'Arthur.


Sally, j'aime tant de choses avec vous.

Commentaires

  1. J'aime découvrir ce texte à chaque fois que je le lis.
    Me laisser aller à la contemplation de ces souvenirs. Doux et brutaux. Le coeur battant. Comme dans ce garage, derrière cette porte métallique ou encore cette chambre d'hôtel premier prix où mon sexe fut dévoré...
    Avant les îles, peut-être, encore...

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    Réponses
    1. Comme sur les rails entre Paris et Grenoble, comme notre regard déposé au hasard d'une rencontre matinale, comme dans cette voiture garée en pleine ville, comme ce bureau à l'abri de la lourde chaleur de l'été, comme cette faïence bleue et nos jeux d'agents secrets.

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